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11 - TRAVAIL AU CENTRE DE TRI


CA-TA-STROPHE !

On était bien d'accord, l'agence nous avait prévenu: "10h debout, l'odeur, et le travail répétitif du tri des bouteilles en plastique". Et on y serait encore si il n'y avait pas eu tout le reste.

Nous trions effectivement "quelques" bouteilles en plastiques. Mais on a aussi droit à des déchets divers et variés: asticots, protections féminines usagées, et autres avec option matière biologique...


Alex et moi travaillons face à face mais impossible de s'entendre. Avec tout l'équipement que l'on porte, on voit seulement nos yeux. Le bruit des machines est assourdissant malgré les protections auditives. L'environnement est immonde, il n'y a pas assez de personnel ni de containers pour ramasser les déchets qui pleuvent des tapis roulants. La moisissure et la poussière pendent dans tous les coins et on nous pousse à travailler toujours plus vite.


On trois pauses de 20 minutes chacune sur la journée. Pour le déjeuner 20 minutes c'est déjà court mais... 10 minutes avant la fin, on nous rappelle à l'ordre pour être devant notre machine à attendre qu'elle redémarre. Quoi?

"C'est comme ça ici." nous dit un employé.

On a donc au mieux 10 minutes pour rejoindre le lieu de pause, enlever tout l'équipement, aller aux toilettes, se laver les mains, chauffer son plat, manger.

Ou comme nous et faute de temps on ne mange pas et on ne va pas aux toilettes.

Les ouvriers habitués divisent leur repas du midi sur les 3 pauses pour avoir le temps de le manger entièrement. Donc leur repas du midi commence à la première pause à 8h30 et se termine à la dernière pause de 16h.


On est choqué, et carrément mal! Insupportable de travailler dans ces conditions et d'être traité comme ça. Ce n'est pas humain. On observe les employés qui avancent et travaillent le regard vide, le corps déformé par les conditions de travail et les supérieurs qui les poussent à la performance. On a l'impression d'être dans un film de science-fiction.

Le lendemain, c'est la même chose... Pendant notre micro pause, on discute avec d'autres intérimaires arrivés quelques jours avant nous. Ils sont à bout et nous disent qu'ils vont bientôt arrêter. Quant à nous, deux jours c'est déjà trop, plus question d'attendre :

« Allô l'intérim ? On arrête dès ce soir».





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@air.tacos

© 2019 par ANGSAR Alexandre. Créé avec Wix.com

 

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